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Dammartin-en-Goële

 
Géographie

La Goële désigne la région au Nord-Est de Paris entre le Parisis et le Valois.
C'est une petite région de collines sableuses (Sables de Fontainebleau - Stampien - ère tertiaire) située entre la Brie, le multien, le Valois et le Parisis.
La Goële présente des paysages de prairies, champs et vergers de pommiers. La commune est desservie par la gare de Dammartin - Juilly - Saint-Mard située à Saint-Mard.

La météo d'aujourd'hui
météo Dammartin-en-Goële


Informations
Population à janvier 2009 : 8049 habitants
Superficie 897 ha = 8,97 km²
Densité 870 hab./km²
Altitudes moyenne : 169 m
minimale : n.c.
maximale : 172 m





       

Lieux-dits et écarts
Communes limitrophes.
Les communes limitrophes sont : Longperrier, Othis, Rouvres, Saint-Mard, Thieux,
Villeneuve-sous-Dammartin, Ève,...

 Administration
La commune dispose d'une gendarmerie qui assure la sécurité dans le secteur.
Néanmoins, la brigade de Dammartin devrait être dissoute car le ministère de la Défense a décidé de créer une nouvelle caserne sur la commune voisine d'Othis.

Dom Martin ou Dame Martin ?
L'origine de Dammartin paraît remonter à des temps très anciens. De nombreux objets néolithiques et Gallo-romains mis en valeur aujourd'hui au musée, traduisent en effet une occupation humaine précoce. Mais c'est de la période d'évangélisation que la ville tire son nom :
vers 380, Domnus Martinus (dominus = seigneur), le nom latin de Saint Martin de Tours, qui évangélisa la région de la Goële lorsqu'il y passa pour rallier la ville de Trèves. Francisé, son nom donne Dom Martin. Trois ans plus tard, l'infatigable évangélisateur revient constater l'état de ses "brebis". Il demande de détruire la statue du dieu Mars et la fait remplacer par une statue de la Vierge, que les habitants auraient appelée "la dame de M. Martin ou Dame Martin".

La maison des Dammartin
La ville est édifiée au sommet de l'une des buttes témoins limitant au Nord le bassin parisien. L'abondance des sources et des puits explique une occupation humaine précoce attestée sur le flanc côté Ouest par un abondant mobilier néolithique et gallo romain. La face Nord, plus abrupte, est organisée en site défensif. Selon la chronique, Jules César y aurait construit une tour.

En 1031, Dammartin était déjà, au centre des grandes plaines céréalières, une place importante qui contrôlait la route de Paris à Soissons. Elle va donner son nom à une famille qui, au long des siècles, contribuera largement au développement du site : les comtes de Dammartin. Le premier comte connu est Manassès Calvus en 1037.
C'est autour de son château que le bourg va naturellement se développer. Dès lors, il va suivre l'histoire du comté.


Antoine de Chabannes, une époque faste
En 1439, l'héritière du comté de Dammartin, Marguerite de Nanteuil, épouse un célèbre compagnon de Jeanne d'Arc, Antoine de Chabannes, capitaine des Ecorcheurs, tantôt embastillé et tantôt l'un des principaux personnages du royaume. S'ouvre alors une période faste pour le bourg, qui garde encore aujourd'hui le traces de ce grands bâtisseur. Antoine de Chabannes rénove le château, fait construire, sur une ancienne chapelle du XIIIéme siècle, la collègiale Notre Dame et crée le chapitre Notre Dame ! Il fait construire encore le portail de l'église Saint-Jean, quasiment uniquepartie qui subsiste aujourd'hui de l'ancienne église, dont les fondations remontent au XIème siècle ! Au XVIème siècle, le comté quitte la famille des Dammartin et échoit, par acquisition, en 1554, au connétable Anne de Montmorency, auquel par alliance, succèdent les Bourbon-Condé. Le site est alors négligé au profit de résidences plus agréables d'Ecouen et de Chantilly. Le château tombe en ruines, Richelieu le fait démanteler et celui-ci va servir de carrières de pierres. La révolution achèvera ce démantèlement. Faute d'un sauvetage efficace, un Maire, Louis, Jean, Hubert Lavollée réussit à acquérir le tout et à y aménager des promenades. L'emplacement est aujourd'hui transformé en esplanade-promenade et constitue l'un des attraits de la ville.

Avant-hier
En 1792, Jean Baptiste Delambre choisit le clocher de la collégiale comme sommet de son travail géodésique qui devait le mener à mesurer un arc de méridien et à définir la longueur du mètre. Le bourg survit grâce à sa situation de ville étape, sur l'une des anciennes routes du sacre, avec une activité hôtelière intense. Les zones de fertilité et d'ensoleillement favorables sont vouées à la viticulture jusqu'à la destruction des vignes par le phylloxéra en 1860. Celles-ci sont alors remplacées par des vergers et des cultures maraîchères. L'ouverture au XIXe siècle du chemin de fer Paris-Soissons provoque l'asphyxie économique du bourg. La création en 1974 de l'Aéroport de Roissy relance la dynamique de la ville.

Aujourd'hui
Dammartin-en-Goële est située à moins de 20 minutes de l'Aéroport Paris-Charles de Gaulle, hors de la zone de bruit, tout près de Paris, au cœur d'une région verdoyante et agréable.
Cette ville de près de 8000 habitants a su allier un développement harmonieux en se dotant des équipements nécessaires à la satisfaction de ses résidents, en proposant des services qui attirent l'ensemble des habitants du canton. Près de 80 associations regroupent 4500 adhérents et offrent toute la palette de l'imagination et la générosité des bénévoles, depuis les activités de services et d'assistance, jusqu'aux activités sportives et de loisirs. A tout cela s'ajoute la proximité des grandes activités culturelles de la capitale. Sport, loisir, détente pour toute la famille sont favorisés par la proximité de six massifs forestiers avec 1000 km de sentiers balisés. Equilibre de vie, emplois, transports, logements, loisirs, espaces verts de qualité, sont les atouts majeurs de notre ville.

Patrimoine religieux
 
La collégiale Notre-Dame
Près du site du château. Construite par Antoine de Chabannes vers 1480. Classée monument historique. Hôtel-Dieu XIVe siècle remanié, séparé, par une étroite ruelle pavée, de l'église Notre-Dame (CLMH) édifiée au XVe siècle par Antoine de Chabannes qui y est enterré. La pierre calcaire importée des carrières de l'Oise, plus tendre que le grès, a favorisé l'expansion du style flamboyant au nord de Meaux.

 
L'Eglise Saint-Jean
Depuis 1095, cette église dépendait d'un prieuré de chanoines réguliers. Ce dernier est érigé en prieuré-cure l'année où Antoine de Chabannes fait édifier le portail vers 1480, portail dont les sculptures retracent la vie de Saint-Jean. Seuls ce portail et une petite portion contiguë (Chapelle Saint-Joseph) subsistent de l'ancienne église. Une partie de l’édifice démoli en 1903, a été reconstruite en brique grâce à Madame Hémar. Achevé en deux ans, l'église a été consacrée par Monseigneur de Brietz Evêque de Meaux, le 14 juillet 1906, date symbolique à l'époque de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
L'église Saint-Jean près du cimetière, date du XIe siècle; seuls le portail, ajouté par Antoine de Chabannes et une chapelle sont anciens.

Monuments et lieux touristiques
Près de la collégiale Notre-Dame se trouve l'entrée d'un cave dimière, c’est-à-dire un entrepôt où était stocké, sous l'Ancien Régime, le produit de la dîme. La chapelle de l'ancien hospice abrite le musée géré par la Société d'Histoire et d'Archéologie de la Goële.

Le Musée
Face au portail de la belle Collégiale Notre-Dame, se trouve la chapelle de l’ancien hôpital-hospice de Dammartin-en-Goële, qui abrite maintenant le musée. Lorsqu’en 1967 fut créée la Société d’Histoire et d’Archéologie de la Goële, elle fut hébergée dans la nef de ce sanctuaire désaffecté. Dès lors, une centaine de membres de la S.H.A.G. a œuvré pour fouiller dans l’histoire locale, éditer des bulletins d’information et, bien timidement, pour sauvegarder les souvenirs concrets qui lui ont été confiés, de temps révolus mais attachants.

Enfin réunifiée par la récupération du chœur, cette chapelle rassemble aujourd’hui de multiples témoignages du passé de la Goële, depuis l’ère néolithique jusqu’à nos jours, en une charmante pagaille qu’un historien amateur et bavard peut vous faire decouvrir et apprécier.

Jean RACINE

De passage à Dammartin-en-Goële,
Jean Racine (1639-1699) écrivait:

"Voici Dammartin en Goële,
c'est notre France la plus belle,
d'ici, sans l'arbre et le buisson,
je verrais ma Ferté Millon."

 
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